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Visite du président élu colombien en Haïti

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Le chef de l'Etat haïtien René Préval s'est entretenu ce matin au Palais National avec le président élu de la Colombie, Juan Manuel Santos Calderon.

La contribution de la Colombie au processus de reconstruction d'Haïti a été évoquée lors de cette rencontre. Accompagné d'une importante délégation, M. Santos a analysé des projets importants du gouvernement haïtien dont un programme de logement à Cabaret et le renforcement de la coopération dans le domaine de la lutte contre la drogue. L'appui budgétaire au gouvernement haïtien a été également débattu par les membres des deux délégations. Des fonctionnaires de la Direction de la Protection civile du ministère de l'intérieur pourraient bénéficier de session de formation d'experts colombiens dans le domaine de la réponse aux désastres.

M. Santos a salué le leadership du président Préval qui a su gérer des moments difficiles après le violent séisme. Il s'est engagé à renforcer la coopération entre la Colombie et Haïti.

De son coté le président haïtien René Préval a mis l'accent sur l'aide accordée par la Colombie à Haïti durant l'effort humanitaire. Il s'est réjoui de l'élection de M. Santos et a souhaité un renforcement de l'amitié entre les deux peuples.

 
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La Cour de Cassation réhabilite le Juge Jean Claude Douyon mis en disponibilité pour « corruption » par décision du Ministre de la justice du Gouvernement Préval/Pierre-Louis, Me Jean Joseph Exumé

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La Cour de Cassation, réunie en Chambre du Conseil le 28 juillet dernier, a pris un arrêt lavant le Juge Jean Claude Douyon des accusations de corruption qui avaient justifié sa mise en disponibilité le 3 avril 2009 par le Ministre de la justice d’alors, Me Jean Joseph Exumé.

La Cour se réfère au rapport du Juge instructeur qu’elle avait commis suite à une plainte déposée auprès d’elle contre Douyon par Me Exumé, le 22 avril 2009. Dans le rapport en question, il est dit que le Juge d’instruction a recueilli la déposition d’un témoin occulaire des « pressions » exercées sur la nommée Solange Métellus pour qu’elle accuse le Juge Douyon d’avoir reçu d’elle la somme de cent mille gourdes (100,000.00 Gdes) pour émettre une ordonnance de référé en sa faveur.

« De la déposition de ce témoin, il se déduit que des manœuvres ont été entreprises pour salir la bonne réputation dont jouit le Juge Jean Claude Douyon faussement accusé », stipule l’un des attendus de l’arrêt émis par la plus haute instance judiciaire du pays.

Sur la base du rapport d’instruction l’arrêt précise que « la principale concernée, celle qui pourrait fournir d’utiles renseignements, est demeurée introuvable, en dépit des recherches effectuées par le Commissaire du Gouvernement pour localiser son adresse ».

« Attendu que l’accusation portée contre le Juge Jean Claude Douyon n’a pas pu être vérifiée par la Cour et compte tenu des pressions exercées sur cette dame pour faire cette déclaration, la Cour ne peut pas prendre en considération la plainte portée contre ce Magistrat, lequel sera renvoyé hors des liens de la prévention », conclut l’arrêt de la Cour de Cassation.

En préambule aux conclusions de l’arrêt, la Cour souligne s’être spécifiquement prononcée sur l’accusation de corruption portée contre le Magistrat, conformément aux articles 381 et 382 du Code d’Instruction Criminelle et non sur des fautes administratives commises par un Magistrat. Elle se défend ainsi de s’être substitué au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) en matière d’appréciation des fautes administratives d’un Magistrat. [Le CSPJ auquel le Ministre de la justice avait référé le Juge Douyon n’a jamais été installé par le Chef de l’Etat].

Le Ministère de la justice avait justifié la mise en disponibilité du Juge Douyon par une plainte déposée le 17 décembre 2008 au Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince, selon laquelle le Magistrat aurait reçu cent mille (100.000.00) gourdes en échange d’une ordonnance prononcée le 25 août 2008 en faveur de la nommée Solanges Météllus, dans le cadre d’un conflit terrien qui opposait cette dernière à deux membres de la communauté haïtiano-arabe, MM. Samy Zuraik et Joseph Issa.

Avant d’avoir été sanctionné dans le cadre de ce dossier, le Magistrat avait beaucoup fait parler de lui dans la presse en invalidant la décision du Conseil Electoral provisoire d’exclure Fanmi Lavalas (parti de l’ancien président Aristide) de la course électorale. Le Juge devait d’ailleurs établir un lien entre sa mise en disponibilité et cette ordonnance qu’il avait émise, qualifiant ainsi de politique la « sanction » prise contre lui par le Ministère de la justice.

 
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Violentes protestations anti-Préval au Cap, lors d’une inauguration

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Des opposants ont violemment manifesté samedi à l’entrée du Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince) contre le Président René Préval au moment où celui-ci procédait, non loin de là, en compagnie de son homologue dominicain, Leonel Fernàndez, vivement acclamé, à la cérémonie de pose de la première pierre du premier campus de l’Université d’Etat d’Haïti, un don de la République Dominicaine.

Alors que Préval se dirigeait en hélicoptère vers l’habitation Pister (à 15 km du Cap-Haïtien) où sera érigée la future université à mi-chemin de Limonade et deTrou du Nord, des organisations populaires hostiles au pouvoir paralysaient la circulation automobile dans les quartiers surpeuplés de Samarie et Sainte-Philomène avec des barricades de pneus enflammés, des jets de pierres et de bouteilles. Le quartier de Sainte-Philomène a même été badigeonné de matières fécales.

Les protestataires reprochaient au chef de l’Etat de n’avoir rien réalisé dans le nord durant son second mandat, contrairement aux promesses électorales de 2006 qui faisaient de la région l’une de ses grandes priorités.

Des délégations d’étudiants, d’organisations populaires et de femmes pro-gouvernementales en route pour Limonade ont été bloquées jusqu’à l’intervention de la police du Cap-Haïtien.

Aucune victime ni arrestation n’a été enregistrée lors de ce mouvement de protestation, mais des pare-brises de véhicules ont été cassés.

A la cérémonie de lancement des travaux du campus universitaire baptisé “Henry Christophe du nord” (du nom de l’ancien Roi d’Haïti), plusieurs centaines de personnes dansant au rythme de bandes de rara brandissaient à coeur joie, aux cris de “Vive Fernàndez”, des photos du leader dominicain distribuées à profusion.

Sous des vivats, Leonel Fernàndez s’est même offert un bain de foule là où son hôte, René Préval, soulevait très peu d’enthousiasme dans l’assistance.

Curieusement, malgré la présence d’agents de la Police Nationale, le site de Pister a été quasiment contrôlé par des militaires dominicains présents en nombre imposant et qui décidaient de donner accès ou non, en territoire haïtien, à des journalistes venus couvrir la cérémonie.

Intervenant alternativement en français et en espagnol, le chef de l’Etat dominicain a présenté l’ambitieux projet du campus universitaire de l’UEH qui comprendra, dit-il, des installations académiques, administratives et récréatives hypermodernes. A preuve, l’espace pourra accueillir plus de 10.000 étudiants par jour et sera doté d’une bibliothèque de quatre millions d’ouvrages.

Fernàndez en a profité pour souligner le respect et l’admiration du peuple dominicain pour la “grandeur de l’histoire et de la culture haïtiennes”. Outre les quatre pères fondateurs de la nation (Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines, Henry Christophe et Alexandre Pétion), il a aussi cité, parmi les écrivains et intellectuels les plus vénérés en territoire voisin, Jacques Roumain, Jacques Stephen Alexis, Thomas Madiou et Jean Price Mars.

Avant le nord, la première étape de la rencontre des officiels haïtiens et dominicains s’était déroulée à Ouanaminthe (nord-est) où MM. Préval et Fernàndez ont procédé à la relance des travaux de la commission mixte haïtiano-dominicaine dont c’était la cinquième session après de longues années d’arrêt.

Le Premier ministre Jean-Max Bellerive et le chef de la diplomatie dominicaine, Carlos Morales Troncoso, ont présidé la première séance de travail de cet organe chargé de traiter les grandes questions bilatérales, dont l’épineux dossier de la migration massive haïtienne vers la République Dominicaine.

Outre la présence des cabinets ministériels des deux gouvernements et de l’épouse du chef de l’Etat, Elisabeth Préval, on notait également celle de l’ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo, Fritz Cinéas, du recteur de l’Université d’Etat, Jean Vernet Henry, et du directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, accompagné des membres du haut commandement

 
Juil31

La mission d’observation électorale OEA-CARICOM sur le point d’être déployée

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C’est le diplomate trinidadien Colin Granderson qui conduira la mission d’observation électorale OEA-CARICOM qui commencera à être déployée le 5 août prochain en Haïti, a annoncé jeudi à Port-au-Prince le représentant de l’OEA dans le pays, Ricardo Seitenfus.

Un tel choix s’explique par la bonne connaissance du terrain par M. Granderson qui y a déjà séjourné à maintes reprises à titre de chef de missions de l’OEA et/ou de la CARICOM, a précisé Seitenfus.

Forte de 193 membres, la mission, la première de ce type formée par les deux organisations en matière d’observation électorale, coûtera 5 millions 300 mille dollars. Elle devra observer le processus électoral avant, pendant et après le scrutin du 28 novembre 2010.

Ricardo Seitnfus informe de la poursuite de la collaboration entre l’organisation hémisphérique et l’Office National d’Identification (ONI) en ce qui concerne la révision des listes électorales après le séisme du 12 janvier 2010. Il a refusé de se prononcer sur la controverse ayant cours autour du Conseil Electoral Provisoire et sur la position de nombreux partis politiques de ne pas prendre part au processus. Il a par contre donné l’assurance que tout sera fait en vue de rendre le processus transparent et démocratique afin que le vote des électeurs ne soit trafiqué. Seitenfus insiste en ce sens sur l’intérêt qui sera porté sur les procès-verbaux à partir desquels sont généralement perpétrées les fraudes dans le système électoral haïtien.

Rappelant que la CARICOM observe et appuie les processus électoraux en Haïti depuis 1990, le représentant de l’organisation régionale en Haïti, Earl Stephen Huntley, a renouvelé les bonnes intentions de celle-ci en la matière. Il a vivement souhaité l’aboutissement de l’actuel processus électoral dans la perspective du changement de la situation en Haïti.

 
Juil31

Obama signe une aide de 2,9 milliards de dollars en faveur d’Haïti

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Le Président américain Barack Obama a promulgué vendredi une loi concernant des engagements financiers divers de son administration, notamment une enveloppe de 2,9 milliards de dollars destinée à la reconstruction d’Haïti ravagée par le séisme du 12 janvier.

D’un montant global de 59 milliards, les nouvelles dépenses autorisées portent également sur les opérations militaires américaines en cours en Irak et en Afghanistan, la gestion des catastrophes naturelles aux Etats-Unis et l’assistance aux vétérans de la guerre du Vietnam exposés à des maladies.

Parallèlement à l’aide à la reconstruction, Washington a annoncé l’annulation à hauteur de de la dette contractée par Haïti envers les institutions financières internationales avant le tremblement de terre grâce à la décision du Président Obama d’approuver la "loi additionnelle des appropriations FY 10" peu après le vote du Congrès.

"Haïti peut franchir un nouveau pas important sur la voie de la reconstruction", s’est réjoui dans un communiqué le secrétaire au trésor, Timothy Geithner, parlant du processus de réduction de dette "le plus rapide de l’histoire".

Au moment du séisme, Haïti avait une dette cumulée estimée à 695 millions de dollars et progressivement annulée par ses créanciers, principalement la BID et la Banque mondiale.

Cependant, d’autres sources chiffrent la dette à environ 1,8 milliard.

Concrètement, la nouvelle législation permet à la Maison Blanche de disposer d’un montant supplémentaire de 248 millions de dollars pour racheter l’aide économique que des organismes internationaux avait accordée à Haïti.

"Nous sommes fiers de travailler de concert avec nos partenaires internationaux sur la première phase de cette étape décisive", a poursuivi Geithner qui a aussi applaudi le déblocage d’un autre montant de 318 millions de dollars après la structuration du fonds multilatéral d’aide à Haïti. 295 millions seront fournis par la Banque de dévelopement interaméricaine et le reste, 25 millions, représentera une contribution du Fonds international de développement agricole (FIDA).

Responsable d’environ 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,3 million de sinistrés, la catastrophe du 12 janvier a également emporté 120% du PIB haïtien et détruit des milliers d’emplois dans un pays souffrant d’un chômage chronique déjà très largement au-dessus de la barre des 50% de la population active

 
Juil28

Le commissaire européen Michel Barnier effectue une visite en Haïti

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Le commissaire européen en charge du Marché intérieur et des services financiers, Michel Barnier, est attendu à Port-au-Prince ce mercredi 28 juillet.

Au cours d'une visite de 48 heures l'ancien ministre français de l'agriculture pourra évaluer des projets de reconstruction financés par L'Union Européenne. Les projets de l'UE totalisant 200 millions d'euros concernent les secteurs des infrastructures routières, l'aide à la société civile et la décentralisation.

M. Barnier pourra réaffirmer l'engagement de l'Union Européenne à la reconstruction d'Haïti lors de ces entretiens avec le chef de l'Etat haïtien, René Préval, et le Premier Ministre Jean Max Bellerive. La commission européenne a déjà décaissé 300 millions d'euros ce qui représente une première tranche des fonds promis pour la reconstruction d'Haïti.

Lors de la conférence de New York, l'UE s'était engagé à hauteur de 1,3 milliards d'euros dont 460 millions consentis par la Commission européenne. Les fonds de la communauté internationale seront utilisés pour financer le Plan d'Action pour le Développement et la Reconstruction Nationale (PADRN)

Au cours de son séjour M. Barnier aura également des entretiens avec des représentants d'organisations Non gouvernementales et des membres du secteur privé.

Il s'agira de la troisième visite de M. Barnier en Haïti. En février 2009 alors qu'il était ministre de l'agriculture et de la pêche, Michel Barnier avait encouragé des projets de coopération avec Haïti en proie à un grave problème d'insécurité alimentaire. Il avait mis l'accent sur la nécessité de donner une nouvelle impulsion à la coopération franco-haïtienne et entre Haïti et l'Europe dans le domaine de la sécurité alimentaire, de la production agricole.

En mai 2004 alors qu'il était chef de la diplomatie M. Barnier avait également effectué une visite en Haïti.

 
Juil27

Reginald Boulos préconise un renforcement de la crédibilité du CEP

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Le président de la Chambre de commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH), Reginald Boulos, affirme que les difficultés du processus électoral sont le résultat d'une perception de manque de crédibilité du Conseil Electoral Provisoire (CEP). Faisant remarquer que rien ne prouve que les conseillers électoraux ne sont pas crédibles, M. Boulos appelle à une intervention du chef de l'Etat pour rétablir la confiance entre les acteurs et l'organisme électoral.

Il estime que des dispositions y compris le remplacement des certains conseillers doivent être envisagées afin de renforcer la crédibilité de l'organisme électoral.

Intervenant à la rubrique " Le point sur le 100.1" de radio Métropole, le président de la CCIH a invité les acteurs politiques contestataires à intégrer le processus électoral s'ils veulent créer les conditions pour la tenue d'élections honnêtes et démocratiques. Rappelant que la CCIH entend garder sa neutralité politique, M. Boulos soutient que son institution veut promouvoir le processus électoral et encourager les citoyens à prendre part au scrutin.

Réagissant aux craintes de fraude lors des prochaines joutes, le président de la CCIH a fait valoir que les fraudes sont possibles lorsque la participation des électeurs est faible. En ce sens Reginald Boulos encourage les dirigeants de tous les secteurs de la vie nationale à œuvrer en vue d'une forte affluence aux élections du 28 novembre.

Interrogé sur la responsabilité des conseillers électoraux dans la participation des électeurs, M. Boulos précise que la mobilisation des électeurs est de l'apanage des partis politiques.

M. Boulos qui est également membre de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) craint que des élections contestées n'entraînent une nouvelle période d'instabilité après le 7 février 2010.

 
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