Le chef de l’Etat, René Préval, indique que les conditions ne sont pas réunies pour l’organisation d’élections dans le pays, ravagé par un séisme. Il insiste sur la nécessité de trouver un consensus entre les acteurs engagés dans le processus.
Le président haïtien a profité de la visite de son homologue français en Haïti, Nicolas Sarkozy, pour annoncer que les élections ne sont pas possibles dans le pays. Il rappelle que le local du conseil électoral provisoire a été violemment frappé par le séisme ainsi que celui de la Minustah, principal partenaire de l’institution électorale. René Préval plaide plutôt pour la nécessité d’un consensus avec la société civile, la classe politique et la communauté internationale en tant que bailleurs, afin de trouver une formule exceptionnelle pour réaliser des élections législatives, locales et présidentielles dans le pays.
Selon René Préval, les conditions matérielles et humaines n’existent pas pour la réalisation des élections qui devraient se dérouler à la fin de ce mois. « Il y a des morts, des déplacés et beaucoup de gens qui ont perdu leur carte d’identification, des endroits où les gens devaient voter n’existent plus. Et puis, il y a la disposition de la population. Dans cette situation difficile, on ne peut pas lui demander d’aller voter », a expliqué le chef d’Etat haïtien.
Pourtant, René Préval dit reconnaitre que la démocratie reste primordiale pour le développement économique du pays. Il informe avoir insisté auprès du gouvernement pour doter au CEP des moyens pour reprendre leur travail. « Il faut trouver un mécanisme adéquat, exceptionnel pour que les élections aient lieu », a poursuivi le président.


