Ces nouveaux habitats sont pour la plupart construits ou installés sur les places publiques, sur des terrains, aux flancs des montagnes comme c’est le cas au Canapé-Vert. Des Port-au-Princiens montent leurs tentes dans les endroits les plus incongrus voire dangereux. Certains s’installent sur des décombres sous lesquelles gisent encore des cadavres en putréfaction, comme on a pu l’observer sur la route de Carrefour.
Des Port-au-Princiens montent des tentes dans les endroits les plus incongrus voire risqués, comme sur des balcons ou sur des décombres, a-t-on pu constater. Les tentes fleurissent un peu partout à Port-au-Prince, à tel point que certains medias la surnomment déjà Tent City (la Cité des tentes). En fait la capitale haitienne se transforme en un immense bidonville rempli de tentes et de maisonnettes en bois et en tôle.
“J’ai vu une tente élevée sur un balcon à Delmas”, s’étonne Bethie. On n’a pas encore dénombré le nombre de fous depuis le séisme, avance la jeune femme tentant de trouver une explication à cette bizarrerie.
On peut en voir d’autres sous des maisons prêtes à s’effondrer, ou à côté des murs de clôture ou de maisons fortement fissurées, leurs habitants mettant davantage leur vie en danger qu’ils ne se protègent réellement.
Les plus bizarres sont les tentes construites sous d’autres tentes ou sous des prélarts. Comme quoi on n’est jamais trop prudent.
Le plus beau dans tout cela, ce sont des Port-au-Princiens qui montent des tentes ou construisent des maisonnettes au Champ de mars ou sur d’autres places publiques pour les louer ou les affermer, s’indigne le maire le maire de la capitale Jean Yves Jason.
D’autre part, sous les tentes s’allument des bougies ou des lampes à kérosène, ce qui fait craindre un gros incendie dans les camps de fortune.
Le président haïtien avait demandé l’envoie de 200 000 tentes, le président français en promet 1000 ainsi que des bâches.
Mais certains s’interrogent déjà s’il ne faudrait pas plutôt penser à un vaste plan de construction de logements sociaux, comme les condominiums aux Etats-Unis, pour reloger les habitants de la capitale et des autres villes touchées par le séisme.


