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Réunion de Miami, la version de la FHF

Réunion de Miami, la version de la FHF

Le document de plus de 50 pages remis par le Valencia FC aux dirigeants de l’Union Caribéenne de Football (CFU) n’a pas laissé insensible les responsables de la Concacaf. Pour preuve, cette dernière avait invité les deux camps en conflit pour tenter éradiquer la crise qui secoue la grande famille du football haïtien. Ainsi, sous l’égide des autorités de l’instance suprême du football de la zone (Concacaf), Jeffrey Webb et Enrique Sanz respectivement Président et Secrétaire général, une délégation haïtienne divisée en trois parties, Magalie Racine et Ernst Jean-Baptiste du (MJSAC), Yves Jean-Bart, Daniel Jean-Charles et Gary Nicolas (FHF), Guston Jean-Louis et Mackenzie Roger, membres des équipes dissidentes, une séance de travail d’environs 5 heures de temps a eu lieu le jeudi 5 mars à Miami (USA). Tout s’est déroulé sous les yeux d’un représentant de la FIFA, Primo Cavaro. Et depuis, les rumeurs les folles circulent au terme de cette réunion. Pour couper court à ces spéculations, le lundi 10 mars, le comité exécutif de la FHF a donné sa version des faits.

En effet, il semble qu’on est encore loin de trouver une issue dans la grave crise qui ravage le football haïtien. Alors qu’on s’attendait à ce que l’esprit de division, la haine et des accusions mensongères soient écartés de la grande famille du football national suite au forum de Miami. On s’est trompé, et ce, très largement. Les violons ne s’accordent toujours pas entre les camps en conflit. Ils sont restés sur leur position initiale.

D’abord tout à commencer par les propos du président de la FHF, assisté de Monique André, Gabriel Rigaud Jr, Variéno Saint-Fleur, Pierre André Myrville, Marc Collat, Carlo Marcelin et le président du Tempête FC, Daniel Jean-Charles. Faisant allusion à la fameuse crise qui secoue le football haïtien, Jean-Bart a évoqué une situation de blocage. « Le problème n’est pas le système du championnat ou encore moins, le nombre d’équipes devant jouer la saison 2014. Certaines personnes mal intentionnées veulent à tout prix accaparer de la FHF, et ce, sans passer par des élections », a martelé l’homme fort de la FHF d’un air serein.

Dans ses propos, Yves Jean-Bart a pointé du doigt son ancien challenger pour le poste de président de la FHF, Gérard Janvier Fils, l’homme par qui selon Dadou tout a commencé. « Je trouve qu’il (Janvier) a été très mal placé pour conseiller la Ministre des sports. Ce processus de rébellion a d’autres objectifs. Il y a une main cachée pour bloquer la FHF. Il s’est transcendé en écrivant des lettres qui ne contiennent que des mensonges aux autres équipes, et ce, avec pour objectif premier d’empêcher à ces équipes de respecter les normes, les règlements et les statuts de l’instance suprême du football », a fait savoir Yves Jean-Bart avant de lancer un appel aux deux plus grandes autorités de la nation. « Le président Martelly et le premier ministre Lamothe, je vous demande de faire preuve de sagesse et de ne pas mêler dans cette affaire qui ne vise que la destruction de notre football ».

Puis, le président du Tempête FC qui avait assisté à la séance de travail du jeudi 6 mars à Miami (USA), au même titre que le vice-président de la FHF, Gary Nicolas n’ont pas mâché leurs mots pour critiquer la bande à Guston Jean-Louis. Les deux en ont profité pour résumer cette fameuse réunion. « La réunion a duré environ cinq heures de temps. Après les prises de paroles de Webb, Jean-Bart, la Ministre des sports, Madame Racine a été un petit peu agressive au début, avant de placer les bons mots, et ce, rien que pour éradiquer la crise du football. Pour tout calmer, le président de la Concacaf, après la prise de paroles de tous les membres présents, avait accordé 45 minutes à la délégation haïtienne pour qu’elle puisse s’entendre afin de trouver une issue. Tout s’était bien passé là-dessus. Dans une ambiance de convivialité, on était tous d’accord pour résoudre cette crise. Il (Guston Jean-Louis) n’a jamais contesté le déroulement du championnat à 16 équipes pendant cette séance de travail. Ainsi, on avait pris rendez-vous en Haïti pour le samedi 8 mars. Le comité exécutif de la FHF devait s’asseoir pour tout finaliser. Le lendemain soit dimanche, on devait en parler aussi avec les équipes dissidentes. Pour terminer, les autorités de la Concacaf avaient clairement dit : tout ce qu’avait fait le comité exécutif de la FHF était correct et normal eu égard aux statuts de la FIFA. Elles (autorités de la Concacaf) ont même menacé de sanctionner les équipes qui s’y opposent pour une durée de deux (2) ans et de les reléguer en D3. Je suis étonné d’entendre le contraire. Voilà ce qui a été dit lors de cette séance de travail », a expliqué Daniel Jean-Charles.

Ensuite, la réunion du samedi 8 mars a eu lieu effectivement. Pour la première fois depuis le 20 décembre 2013, le comité exécutif de la FHF s’est réuni au complet pour tenter résoudre une fois pour toute cette crise. « J’ai été étonné devant le comportement de certains membres. Ils ne font aucun cas de ce qui s’était passé à Miami. Ils ont demandé de ne pas jouer le championnat à 16 équipes. Ainsi, tout a terminé en queue de poisson. Pour ce qui est de la réunion du dimanche, Gérard Janvier avait écrit aux cinq (5) clubs réfractaires de ne pas y participer. Ainsi, ils n’ont pas mis les pieds au siège de la FHF bien qu’étant invité formellement. En tout cas, la Concacaf ou la FIFA, l’une de ces instances sortira un document relatant ce qui s’était passé exactement à Miami », dixit Jean-Bart.

Répondant à la question, que fera la FHF si la crise n’est pas éradiquée. Dadou a répondu ce qui suit : « Quoiqu’il arrive, on jouera le week-end à venir en championnat national de D1. Comme toujours, ces dirigeants utilisent la force pour faire ingérence dans le football. Ils l’ont fait parce qu’ils ne sont pas de vrais sportifs, ils n’ont pas le football dans le sang. Le football n’est pas tout simplement leur vie, c’est pourquoi, ils veulent à tout prix tout chambarder. Il est important à noter que malgré les difficultés rencontrées par le bureau fédéral, les sponsors nous ont fait confiance. Voilà pourquoi, nous ne cessons de travailler pour que nos textes soient en adéquation avec ceux qui se font dans le football de haut niveau ».

Le patron de la FHF a réitéré ses propos tenus lors de ses interventions antérieures, à savoir le Valencia FC, sans jouer le championnat national de D1, ne pourra en aucune façon disputer la Ligue des Champions de la Concacaf. « C’est plus qu’une évidence à ce que le Valencia FC joue le championnat pour qu’il ait accès à cette compétition. Présentement, les joueurs du Valencia FC n’ont pas une licence de la FHF 2014, alors qu’il est impératif à ce qu’ils aient des licences dûment signés par le Secrétariat général de la FHF pour jouer la C1 de la Concacaf ».

Pour finir, le président du Tempête FC (Daniel Jean-Charles) qui a été très sévère dans ses propos à l’égard des membres du bureau fédéral en relatant des abus subis par son Tempête FC dans le passé, a évoqué le cas de certains dirigeants (sans citer de noms) qui distribuent de l’argent pour acheter les responsables de certaines équipes dont le Tempête FC afin d’opposer à la décision prise par la FHF. « Je ne veux pas faire des ennemis. Cependant, il y a certains dirigeants irresponsables et malhonnêtes qui sont entrain de mener un vaste campagne en offrant des pots-de -vin aux dirigeants des équipes qui acceptent de jouer le championnat, et ce, pour les pousser de prendre position contre la décision prise par le bureau fédéral. C’est un cercle mafieux, c’est pourquoi, j’ai décidé de tirer ma révérence bientôt dans le football », a clairement dit l’excellent professeur de mathématique qui fait office de nouveau président du Tempête FC de Saint-Marc.

Tout compte fait, la troisième journée du championnat national de D1 se jouera dès vendredi, avec ou sans les équipes dissidentes. « S’ils refusent de jouer, ces équipes seront sanctionnées selon le protocole de la compétition », a fait savoir Variéno Saint-Fleur, président de la commission qui organise la compétition.

Dans ce contexte, on est encore loin de trouver une issue dans cette crise, car les responsables des équipes dissidentes ont avancé des idées contraires par rapport à celles des membres du bureau fédéral. Autant dire, la position et la version des faits du MJSAC, de la Concacaf ou de la FIFA s’avère nécessaire pour identifier qui a tord ou raison.

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